ET SI L’HYPER, OU LE SUPER …

… Devenait un Drive ! Non, je ne suis pas en train d’enfoncer une porte ouverte. Reprenons le problème par le commencement.

Malgré de remarquables efforts de remodeling, changements de concepts et autres arrangements merchandising de la part de nombreuses enseignes (d’hypermarchés comme de supermarchés), ces modèles de magasins ressemblent, au design près, aux modèles des années 70 ! Ce n’est pas une critique, mais un simple constat. Il n’y a en cela qu’une et une seule cause : la contrainte des stocks, ou, si vous préférez, du libre-service ; il « doit » y avoir des linéaires avec des facings et des stocks derrières.

Regardons maintenant le succès des Drives : pas de libre-service mais du libre-choix, un nombre plus limité de références, mais de plus en plus de ménages, de tous âges, qui semblent apprécier le fait de :

Ne plus pousser un chariot qui s’alourdit mètre après mètre,

Ne plus manipuler un produit 5 fois avant de le consommer,

Ne plus avoir à choisir entre 10, 20, 50 ou 100 références pour satisfaire un besoin (amusez-vous à compter le nombre de références de shampooings dans un hypermarché !),

Ne plus perdre de temps à chercher les rayons,

Etc.

Bref, les « shoppers » nous disent que le libre-service a fait son temps, et que le moment est venu de pouvoir circuler dans un magasin sans en subir les contraintes.

Une fois de plus, les anglo-saxons ont (un peu) d’avance sur nous, quand une enseigne comme Argos prépare en réserve la commande au fur et à mesure que les clients sélectionnent les produits … dans le magasin !

Alors je rêve d’une grande surface alimentaire où je peux circuler sans chariot, simplement avec une « scanette » (tiens, ça existe déjà ce truc), circuler dans de grandes allées car les linéaires ne contiennent plus de stocks, où le merchandising est devenu très créatif, porteur d’idées, de suggestions, de conseils et de mises en scènes intelligentes, car ce ne sont plus des produits qui me sont proposés mais des recettes, des moments de vie, etc.

Je prends alors mon temps pour effectuer mes achats, car, à l’instar d’Ikéa (eh oui), ces mises en situations m’interpellent vraiment, même sur de l’alimentaire (par exemple différentes idées de petits déjeuners, selon mon mode de vie, mes activités, mes régimes, etc.). Je peux faire une pose au bar au cœur du magasin, aller déguster des plats d’autres mondes, pour finalement payer mes achats en quelques « nano » secondes. Au pire j’attendrai 15 à 20 minutes pour aller, comme au drive, chercher en voiture mes achats proprement emballés.

J’aurai finalement le plaisir de fréquenter un magasin totalement repensé, où les produits restent touchables, goutables, en un mot accessibles, avec l’efficacité du Drive en final.

Finalement, combien sommes-nous à avoir ce rêve, et combien de temps faudra-t-il pour que cela se réalise ? Ça, je ne suis pas devin … simplement rêveur !